Formation sur les charges de mécanisation : une réussite en Sarthe !
Au cours de l'année 2011, le Conseil Régional des Pays de la Loire proposait une aide financière pour aider les jeunes agriculteurs installés entre 2008 et 2010 à acquérir des parts sociales en cuma. En contre partie de cette aide, les jeunes s'engageaient à suivre une formation d'une journée sur le thème des charges de mécanisation...
En Sarthe, courant décembre, plus d'une trentaine de jeunes à suivi cette formation...
Des formations délocalisées sur le département
Pour faciliter les déplacements, favoriser les échanges, les 3 formations se sont déroulées à Chantenay Villedieu, Tuffé et Ruillé en Champagne.
A chaque fois, un administrateurs de l'Union du secteur était également présent : c'était une opportunité pour discuter avec les jeunes du secteur et mieux appréhender leurs besoins et leurs préoccupations.
D'abord fournir des références
D'une manière générale, les agriculteurs disposent de peu de références sur leurs charges de mécanisation. Une partie du temps est consacré à l'élaboration des prix de revient lors d'achats d'équipements. Il est rappelé que le tracteur reste le poste de charges le plus conséquent (1/3 de la mécanisation). Au cours des 2 dernières années, l'Union a élaboré près d'une centaine de Mecagest et de Mecaflash. Les données sont donc récentes et concrètes.
Se situer sur mon exploitation
Pour intéresser les participants, des éléments chiffrés sont étudiés sur chaque exploitation : grille Mecaflash, Nbre de Ch/ha, Investisssement Valeur à Neuf (IVAN)...
Le groupe permet une comparaison entre chacun et des commentaires sont apportés.
D'une manière générale, les investissements des jeunes sont plutôt limités, notamment si l'on compare ces jeunes avec leurs aînés. Certains soulignent aussi, que des investissements matériels sont parfois nécessaires au départ pour avoir l'exploitation.
Les perspectives
Au final, dans les groupes, les jeues semblent repartir satisfaits. Comme l'ont précisé plusieurs d'entre-eux : "la formation était oblilgatoire. Franchement, nous nous attendions à quelque chose de pire !".
Déja adhérents de cuma, le sujet de l'adhésion dans les groupes est abordé. Pour une grande majorité, les cuma sont un plus indéniables. Ils attendent dans le même temps, des groupes organisés et qui fonctionnent bien. Certains ont déja pris des responsabilités. D'autres souhaiteraient que l'on soit plus à leur écoute...
Des évolutions majeures
Au-delà, il se confirme que des éléments évoluent. Lesjeunes ont certes le souci du revenu, mais ils accordent une grande importance au temps de travail et aux astreintes.
C'est l'exemple d'un jeune du sud Sarthe : "ma femme travaille à l'extérieur. J'ai 2 contraintes dans ma journée : "emmener et récupérer les enfants à l'école. J'organise mon travail en prenant ces 2 éléments en compte".
Un autre précise à Tuffé : "Je suis seul sur l'exploitation avec un troupeau laitier. Je ne suis pas disponible le matin avant 10 heures, et le soir à 17 heures, je dois retourner à l'élevage. Les solutions qui vont me permettent de réduire mon travail sont les bienvenues".
Moins d'attache avec le matériel
Même s'il ne faut pas généraliser, les jeunes semblent moins intéresser par les notions de patrimoine autour des matériels. Les cuma intégrales, les assolements en commun sont encore un peu loin. Ils suscitent en tout cas, un intérêt certains.
Plusieurs éleveurs laitiers ont confirmé leur intérêt pour les cuma désileuses auomotrices avec salariés... A suivre.
Enfin, un grand merci aux 3 administrateurs de l'Union qui ont participé à ces formations : Stéphane Fortin, Jeanine Orieux et Hugues Bonhommet
Ph.COUPARD







