Un salarié dans notre cuma, non merci !

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Autour de vous, des cuma recrutent. Et vous vous dites : c’est bien mais ce n’est pas pour nous, on est trop petit ou on n’a pas de moissonneuse, ni d’ensileuse. Pourtant, l’expérience des cuma ayant franchi le cap prouve que ce n’est pas une question de nombre de matériels, de chiffre d’affaires ou de nombre d’adhérents.
La taille des systèmes d’exploitations augmente, la main d’œuvre dite familiale se raréfie (retraités, aides familiaux…) et les agriculteurs aspirent, comme le reste de la société, à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Tous ces éléments conduisent à de la délégation, en plus ou moins grande quantité, répartie de façon parfois inégale dans l’année. Le salariat partagé en cuma prend alors tout son sens.

La délégation de missions à la cuma permet, au-delà du gain de temps, une intervention au bon moment. La surcharge de travail entraîne souvent du décalage dans la gestion des cultures (besoins de la plante, pression adventices et maladies…) mais également une présence moindre dans les ateliers d’élevage (surveillance, détection d’événements, interventions…). Et naturellement, une meilleure gestion du temps se répercute en économies.

Côté cuma aussi, les économies se comptent facilement. La conduite et l’entretien réalisés par les salariés de cuma permettent l’anticipation des pannes, des réparations moins coûteuses, une durée de vie plus longue des matériels et une meilleure revente. La rentabilité des activités est également améliorée ; les chantiers sont optimisés et les temps morts entre adhérents réduits à leur minimum.

Dans le spécial Entraid Mayenne*, les témoignages des responsables de 2 cuma situées à St Hilaire du Maine (Mayenne) ont franchi le cap il y a quelques années déjà. Leur bilan est éloquent. Rien que d’un point de vue financier, « le salarié ne coûte rien à la cuma ». Le suivi du matériel et des pièces d’usure, la conduite exclusive et optimisée pour certains matériels par le salarié sont des arguments prépondérants pour les responsables des deux cuma. Par ailleurs, les activités nécessitant de la conduite se sont développées. Il faut admettre que le profil et la personnalité du salarié sont les clés de la réussite.

Les responsables des cuma constatent que «  des agriculteurs s’intéressent à nos matériels de récolte mais ils demandent désormais si la cuma peut fournir plus de main d’œuvre pour les chantiers ».

Sur le territoire de l’Union des cuma, nous remarquons aussi une accélération des embauches sur le salarié partagé. De plus en plus de cuma développent 2 nouvelles activités : l’activité groupement d’employeurs qui permet de mettre à disposition un salarié pour quelques heures par mois ou par an à un adhérent de la cuma et le service complet, activité très développée en Loire-Atlantique depuis quelques années. Afin d’accompagner ces cuma dans leur réflexion autour du service complet, l’Union des cuma vient d’embaucher Florentin Gouttefarde en contrat d’apprentissage sur 1 an. En formation Licence Pro MOA – Management des Organismes Agricoles aux Etablières de la Roche sur Yon, Florentin va étudier les services complets qui fonctionnent aujourd’hui afin de pouvoir transférer leurs expériences aux cuma qui souhaitent lancer ces nouvelles activités.

*Pour consulter l’article : https://www.entraid.com/articles/economies-parc-materiel-compensent-charge-salarie

frederic.duval@cuma.fr – 02.51.36.90.49
(contributrice : Héléna Noel – FD Cuma 53)
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