Ensilage d'herbe-enrubannage : la gestion des chantiers de fauche

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Chantiers de fauche
Les cuma ont des questions plein la tête, rentabiliser les puissances des tracteurs et la main d’œuvre, oui mais, pas sans la qualité du fourrage.
Après la fauche, avec le tapis, l’andainage est adapté en fonction des quantités de fourrage.

La solution de l’andainage devant l’ensileuse, pour permettre de rentabiliser au mieux les puissances des machines est de plus en plus prisée. L’inquiétude des corps étrangers dans le fourrage (pierre et terre) freine la mise en application suivant les parcelles.

L’andaineur à tapis est une solution malgré un investissement conséquent, les retours sont plutôt positifs. Plusieurs cuma en sont déjà équipées. Retour sur les premiers chantiers de la cuma la Volante de l’Herbergement (85). Les pratiques vont de 3 jusqu’à 13 andains regroupés en fonction des quantités de fourrage récoltées devant le passage de l’ensileuse. La qualité du fourrage est au rendez-vous, que ce soit en terme d’agression (garder les feuilles), de qualité de ramassage et de constitution d’andain régulier. Des débits de 5 à 7 ha de l’heure sont observés.

Les combinés de fauche se démocratisent petit à petit 

En 6 mètres, parfois en 9, ils rentabilisent la puissance des tracteurs et le temps de main d’œuvre, un même chauffeur fauche 2 fois voire 3 fois plus qu’avec une simple faucheuse.

La cuma du Bocage Nantais (44) a investi dans 2 combinés de fauche en 9 m et avec la cuma l’Essor (44), ils fournissent les différents chantiers du groupe, issus du regroupement des activités des cuma du secteur, autour de l’ensilage.

En chantier complet, les 220 cv autoguidés, fauche 9 m ; entre 8 et 14 km/h suivant les parcelles.

Cuma la Vallée de l’Isac à la Chevallerais (44), 9 m de large de fauche, déposé sur 3.6 m d’andain.

La fauche en grande largeur, à la cuma la Vallée de l’Isac, c’est devenu une habitude. En effet, depuis 2014, le groupe travaille avec un combiné de fauche de 9 m (2 faucheuses arrière et une frontale), 1300 à 1400 ha par an. Depuis 2019 ce qui a changé, avec le renouvellement du groupe, c’est le choix du groupeur sur les deux faucheuses arrière.

L’investissement dans la même marque est passé de moins de 60 000 € en 2014 à 78 800 € en 2019, le groupe est emmené par un tracteur de 240 cv, le tout fonctionne en ISOBUS, avec un guidage GPS : un bonheur pour le chauffeur.

La largeur de l’andain rapproché est variable en fonction de la quantité de fourrage, du positionnement de tapis (réglage mécanique) et de la vitesse des tapis de transport.

Le fourrage est déposé sur une largeur maximum de 3.6 m : les retours de la première campagne sont plutôt très satisfaisants en terme de qualité de préfanage et surtout sur l’organisation des chantiers et des impacts sur l’usure de l’ensileuse.
En effet, du fait que les 3.6 m d’andain sont repris directement par l’ensileuse, avec son pickup de 4.5 m, cela évite le brassage des andains par les andaineurs et tous les risques que cela comporte en terme de corps étrangers et de régularité d’andain.

Le chauffeur de l’ensileuse estime même dans certaines conditions, gagner entre 1 et 1.5 ha de débit de ramassage avec les andains non bougés.

L’Union des cuma participe avec la Frcuma Ouest à un travail sur le sujet pour appuyer tous les groupes sur ces questions d’organisation de chantier et qualité des fourrages.

 
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