Faire un point sur sa mécanisation !

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Cuma de la Champagne à Vion
Depuis plusieurs années, l’Union des cuma propose des animations sur la thématique des charges de mécanisation et du travail. Dernièrement, huit adhérents de la cuma de la Champagne à Vion ont étudié le sujet.

Des montants pas négligeables

Sur l’ensemble du groupe, la mécanisation représente en moyenne 71.000 € par exploitation (de 25.000 € à 110.000 €). Pour les agriculteurs concernés, près de 20% du chiffre s’en va pour payer le matériel, que ce soit en propriété ou à travers des tiers (cuma, Eta…). Attention, l’accroissement des productions, de la surface n’engendre pas forcément une réelle dilution des coûts à l’ha, au litre de lait…

Graphique répartition des charges montant - Cuma de la Champagne

Les exploitations

Sur ces exploitations, quelques spécificités sont repérées :
  • Sur la quasi-totalité des exploitations, l’irrigation est présente,
  • Sur l’assolement, deux tiers des surfaces sont consacrées à la culture et un tiers à l’herbe (partie non-labourable notamment). Les surfaces varient de 84 ha à 295 ha (moyenne de 196 ha).
  • Le tiers des exploitations comprend un atelier lait. Pour les autres, il s’agit surtout de culture avec volailles ou bovins viande.
  • Enfin, l’âge est un marqueur. Pour les membres les plus âgés (qui ont aussi les plus petites surfaces), l’objectif est de limiter les investissements, en « ménageant »  le parc en place.

La traction : le tiers des charges de mécanisation

Graphique répartition CM - Cuma de la Champagne
La traction représente la part la plus lourde des coûts de mécanisation, notamment sur les tracteurs récents et de fortes puissances.
La puissance est-elle bien valorisée ? Alors un petit conseil, n’hésitez pas à établir un cahier des charges : quels sont mes besoins en puissance, en technique, en option ?… On entend trop souvent la remarque « le concessionnaire m’a fait le même prix avec une puissance supplémentaire de 30 ch ».
Avec une hausse conséquente du prix des matériels, le groupe s’interroge sur les différents modes de financement de son tracteur : achat, leasing, location… Des budgets sont établis pour en mesurer les conséquences financières sur le court et moyen terme.

Le travail sur les exploitations : un sujet bien réel

Sur l’espace d’une journée, la question du travail est abordée notamment sur des éléments qualitatifs : la charge de travail sur l’exploitation, quels sont les travaux que j’apprécie, ceux que je pourrais déléguer…
Dans le groupe, l’éventualité que la cuma puisse avoir un jour un salarié n’avait jamais été évoquée. Avec des jeunes qui souhaitent de plus en plus déléguer, la piste main d’œuvre n’est pas à exclure.

La cuma de la Champagne : portrait

Création : 10 août 1995
Chiffre d’affaires : 100.000 €
Nombre d’adhérents : 20 adhérents
Parc matériel : tracteur, batteuse, déchaumeur, andaineur, épandeur fumier, pulvérisateur…

                                                                                                                                                                                                                            Philippe Coupard

 
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